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Combien coûte un site internet en 2026 ?

Ordinateur portable ouvert sur un site, à côté d'une calculatrice, de pièces et d'un symbole euro

« Combien coûte un site ? » n'a pas de réponse tant qu'on n'a pas dit ce que le mot recouvre. Voici d'abord les prix en un tableau, puis les quatre postes qui composent un devis, ce que chacun pèse, et des exemples chiffrés pour des entreprises du Val-d'Oise.

La réponse courte : les prix en un tableau

Ce sont les fourchettes que l'on rencontre chez un développeur indépendant ou un petit studio, hors abonnements et hors contenu à produire. Une agence avec chef de projet, directeur artistique et développeurs séparés se situe plutôt au double.

Prix d'un site internet en 2026, chez un indépendant
Type de sitePrix de départFourchette couranteDélai
Site d'artisan ou de restaurant2 500 €2 500 à 5 000 €3 à 5 semaines
Site vitrine sur un thème WordPress2 500 €2 500 à 6 000 €4 à 6 semaines
Site vitrine sur mesure3 500 €3 500 à 15 000 €4 à 8 semaines
Boutique en ligne Shopify3 000 €3 000 à 25 000 €6 à 10 semaines

Les quatre postes d'un devis

Deux entreprises qui demandent « un site vitrine » ne demandent presque jamais la même chose. L'une veut cinq pages et un formulaire de contact. L'autre veut un espace de réservation, trois langues et la reprise de deux cents articles de blog existants. Le même mot recouvre deux semaines de travail dans un cas et deux mois dans l'autre. La seule manière honnête de lire un devis est donc de le décomposer, et quatre postes y reviennent toujours, quel que soit le prestataire.

  • Le cadrage : ce que le site doit obtenir, pour qui, et la liste des pages. C'est le poste le plus court, et celui qu'il coûte le plus cher de sauter.
  • Le design : une maquette par gabarit réellement différent, sur ordinateur et sur téléphone. On compte par gabarit, jamais par page — quarante fiches produit se dessinent une fois.
  • Le développement : le poste principal, entre la moitié et les deux tiers du total sur un site sur mesure.
  • La mise en ligne : hébergement, nom de domaine, redirections, mesure d'audience, tests sur les principaux navigateurs. Systématiquement sous-estimé, rarement moins d'une journée.

Prix d'un site vitrine

Un site vitrine de cinq à huit pages, avec un gabarit d'article et un formulaire de contact, se situe entre 2 500 et 6 000 euros. À ce niveau, le site est fait pour être lu et pour déclencher un appel. Il n'a pas d'espace client, pas de catalogue, pas de logique métier.

Un site vitrine sur mesure, avec des animations, plusieurs types de contenus et un espace éditorial que le client tient lui-même, se situe entre 6 000 et 15 000 euros. La différence ne tient pas au nombre de pages mais au nombre d'états à dessiner, à coder et à tester : un menu qui s'ouvre, une liste qui se filtre et un formulaire qui se trompe sont trois écrans de plus chacun.

Exemple type : un cabinet de conseil installé à Cergy veut six pages, une rubrique d'articles qu'il alimente seul et un formulaire de prise de rendez-vous. Sur un thème WordPress adapté à sa charte, le devis tourne autour de 3 500 euros ; dessiné et codé sur mesure, autour de 6 000 euros.

Prix d'une boutique en ligne

Une boutique en ligne va de 3 000 à 25 000 euros. L'écart vient du catalogue, des déclinaisons, des règles de livraison et des connexions avec un logiciel de gestion. Une boutique de trente références et une boutique de trois mille ne coûtent pas la même chose parce qu'elles ne se gèrent pas pareil, pas parce qu'elles n'ont pas le même nombre de pages.

À la création s'ajoutent des frais mensuels que le devis ne montre pas toujours : l'abonnement à la plateforme, une commission sur chaque paiement, et les applications ajoutées pour les avis, la livraison ou la fidélité. Demandez qu'ils soient chiffrés avant de signer : sur trois ans, ils pèsent souvent autant que la création.

Prix d'un site d'artisan ou de restaurant

Ce sont les sites les plus simples à chiffrer, parce qu'ils ont un rôle précis : faire appeler, ou faire réserver. Comptez de 2 500 à 5 000 euros. Au-delà, c'est qu'on ajoute des fonctions que ce métier n'utilise presque jamais.

  • Un artisan a besoin d'une page par prestation, de photos de chantiers réels, de sa zone d'intervention écrite en toutes lettres et d'un formulaire de demande de devis. Prenons un électricien installé à Osny : cinq pages et un formulaire, autour de 2 500 euros.
  • Un restaurant a besoin d'une carte à jour qu'il modifie seul, de ses horaires, de photos des plats et de la salle, et d'un bouton de réservation relié à l'outil qu'il utilise déjà. Pour un restaurant de Pontoise, autour de 3 000 euros, carte modifiable comprise.
  • Dans les deux cas, la fiche Google compte autant que le site : c'est elle qui apparaît en premier quand on cherche un métier dans une ville.

Site acheté ou site à l'abonnement

Beaucoup d'offres proposent un site « sans rien payer au départ », contre un loyer mensuel. La formule est confortable pour la trésorerie, mais lisez trois lignes du contrat avant de signer : la durée d'engagement, souvent de 36 ou 48 mois ; la propriété du site et du nom de domaine ; et ce qui se passe à la fin du contrat.

Un loyer de 99 euros par mois sur 48 mois fait 4 752 euros, soit le prix d'un site sur mesure, sans en être propriétaire à la fin. Si le contrat s'arrête, le site s'arrête avec lui. Un site acheté coûte plus au départ, mais il vous appartient : domaine, hébergement et code sont à votre nom, et vous changez de prestataire quand vous voulez.

Ce qui fait gonfler un devis

  • Le contenu qui n'existe pas encore : textes, photographies, fiches produit. C'est la première cause de retard sur un projet web, et un retard se paie.
  • La reprise de l'existant : mille articles à migrer avec leurs adresses et leurs images, c'est un chantier à part entière, pas une ligne du devis.
  • Les connexions : caisse, logiciel de gestion, outil de réservation, paiement en plusieurs fois. Chacune est un petit projet, avec ses propres pannes.
  • Le nombre de langues, qui multiplie le contenu et les tests — mais pas le design.
  • Les allers-retours non bornés, faute d'avoir écrit combien de tours de validation le devis comprend.

Ce qu'il ne faut pas rogner

Trois postes se paient au décuple quand on les coupe. Le cadrage d'abord : un site dont personne n'a écrit à quoi il sert se refait au bout d'un an. L'accessibilité ensuite : un site qui ne se navigue pas au clavier et dont les contrastes sont trop faibles exclut une part de ses visiteurs, et depuis l'entrée en application de la directive européenne sur l'accessibilité en juin 2025, une partie des entreprises y est tenue. La performance enfin : un site lent perd ses visiteurs avant d'avoir affiché son premier mot.

Et une fois le site en ligne

Un site est un objet vivant. Prévoyez chaque année l'hébergement et le nom de domaine, de 100 à 500 euros pour un site vitrine, les mises à jour de sécurité si le site tourne sur WordPress, et une enveloppe d'évolution. Un site que personne ne touche pendant trois ans coûte plus cher à reprendre qu'il n'aurait coûté à entretenir.

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