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Refonte de site internet : prix, étapes et référencement

Intérieur d'un bâtiment moderne éclairé par une verrière géométrique

Une refonte réussie ne se voit pas dans les statistiques. Une refonte ratée se voit en trois jours : le trafic tombe de moitié, et il ne revient pas tout seul. Voici quand refaire son site, ce que cela coûte, et les étapes qui protègent le référencement.

Quand faut-il refaire son site

  • Il se lit mal sur un téléphone : texte minuscule, boutons trop proches, pages qu'il faut agrandir avec les doigts.
  • Il est lent, et les corrections simples n'y ont rien changé.
  • Vous ne pouvez plus le modifier vous-même, ou chaque changement coûte une intervention.
  • Son thème ou ses extensions ne sont plus mis à jour : chaque mois qui passe ouvre une faille de plus.
  • Il ne vous ressemble plus : l'offre, les prix ou le positionnement ont changé, et le site raconte l'entreprise d'il y a cinq ans.
  • Il n'apporte plus de demandes, alors que votre activité, elle, n'a pas baissé.

Un seul de ces signes ne justifie pas toujours une refonte : un site lent se corrige souvent sans tout refaire. Trois ou quatre à la fois, en revanche, coûtent plus cher à rafistoler qu'à reprendre.

Combien coûte une refonte

Une refonte coûte à peu près le prix d'une création, parce que le design et le développement sont refaits. Comptez de 2 500 à 8 000 euros pour un site vitrine et de 3 000 à 20 000 euros pour une boutique en ligne. Elle coûte un peu moins quand les textes et les photos sont réutilisables, et un peu plus à cause de ce qu'une création n'a pas : l'inventaire de l'existant, la migration des contenus et le plan de redirections.

Côté délai, prévoyez quatre à six semaines pour un site vitrine et six à dix semaines pour une boutique, plus un mois de surveillance après la mise en ligne. C'est ce dernier mois qu'on oublie le plus souvent, et c'est lui qui protège le trafic.

Avant tout : figer l'existant

On ne peut pas protéger ce qu'on n'a pas inventorié. Avant la première maquette, il faut la liste complète des adresses du site actuel — et « complète » veut dire recoupée depuis quatre sources, parce qu'aucune n'est exhaustive à elle seule.

  • Le sitemap, qui donne ce que le site déclare.
  • La Search Console, qui donne ce que Google connaît réellement, y compris les pages oubliées.
  • Les journaux du serveur, qui donnent ce qui reçoit encore des visites, y compris depuis un vieux courriel de 2019.
  • Un parcours automatique du site, qui donne ce qui est réellement lié.

De cette liste, on extrait les cinquante pages qui font le trafic et les positions qu'elles occupent. Ce relevé est le point de comparaison : sans lui, on ne saura pas si la refonte a coûté ou rapporté.

Le plan de redirections

C'est le cœur du chantier. Chaque ancienne adresse qui disparaît doit pointer, par une redirection permanente, vers la page qui s'en rapproche le plus. Une par une. C'est fastidieux, et c'est précisément là que se joue la conservation du trafic.

  • Une redirection permanente, jamais temporaire : la temporaire dit à Google de continuer à interroger l'ancienne adresse, et l'autorité ne se transmet pas.
  • Vers la page la plus proche par le sujet, jamais vers l'accueil. Une redirection massive vers l'accueil est traitée comme une page introuvable déguisée.
  • Une seule étape : une redirection qui mène à une redirection qui mène à une troisième dilue le signal et ralentit la page.
  • Les adresses avec et sans barre oblique finale, avec et sans www, en http et en https : ce sont quatre adresses différentes pour un robot.

Ce qui se perd sans qu'on le remarque

  • Les balises title et les meta descriptions, réécrites en masse par le nouveau gabarit alors qu'elles avaient été travaillées page par page.
  • Les données structurées : fil d'Ariane, fiche d'entreprise, avis, produits. Elles ne se voient pas à l'œil, et leur disparition se voit dans les résultats de recherche.
  • Le fichier robots.txt de la préproduction, laissé en place le jour de la mise en ligne. C'est le classique du genre : il interdit tout le site, et personne ne s'en aperçoit avant trois semaines.
  • Une balise noindex oubliée sur un gabarit, qui retire silencieusement une catégorie entière de l'index.
  • Les images renommées sans redirection, qui font disparaître le référencement d'images d'un coup.

Le jour de la mise en ligne

  • Vérifier le robots.txt et l'absence de noindex avant toute autre chose.
  • Tester un échantillon de vingt redirections à la main, dont les cinq pages les plus visitées.
  • Déposer le nouveau sitemap dans la Search Console et demander une exploration.
  • Conserver l'ancien site accessible en interne pendant un mois : c'est la seule façon de retrouver un contenu qu'on aurait oublié de migrer.

Les quatre semaines qui suivent

Une baisse dans les premiers jours est normale : Google réexplore, recalcule, et met du temps à transmettre l'autorité accumulée. Ce qui n'est pas normal, c'est qu'elle dure. Surveillez chaque semaine le rapport de couverture, la liste des pages introuvables et le trafic des cinquante pages relevées avant la refonte.

Si au bout de six semaines le trafic n'est pas revenu à son niveau, la cause est presque toujours dans le plan de redirections, pas dans le nouveau design. Reprenez la liste : il y manque des lignes.

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